Spéculation et commercialisation de produits avariés à Béjaïa Des Sueurs froides

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lexpressiondz / Arezki SLIMANI

La multiplication des barrages routiers et les descentes sur les marchés ralentissent, certes, le fléau mais ne peuvent certainement pas l’éliminer pour de bon.

Menace sur la santé du consommateur. Les saisies opérées par les services de sécurité, qui ne peuvent pas être partout, sont importantes mais restent minimes par rapport au trafic réel. Les commerçants véreux sont partout et profitent de la conjoncture du mois sacré pour se remplir les poches. Une sortie des gendarmes sur le terrain, avec les éléments de la direction du commerce se solde souvent par des saisies. À Ouzellaguen, 165,7 kg de viande avariée ont été découverts dans un magasin privé, appartenant à une personne de 31 ans de Béjaïa. La viande avariée était conservée dans des sacs en plastique et congelée, en attendant son écoulement à l’occasion du mois sacré. Les visites inopinées des contrôleurs chez certains bouchers laissent apparaître un manque d’hygiène des magasins, ainsi que les marchandises impropres à la consommation et des lieux de stockage inappropriés.

Au marché de l’Edimco, 432 kilogrammes de viande blanche impropre à la consommation ont été mis en vente, avant-hier. Les éléments de la brigade mixte des services agricoles, la direction du commerce et de la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement n’en croyaient pas leurs yeux. Cette importante quantité, d’origine inconnue et impropre à la consommation, était exposée en toute impunité sur les étals du marché de l’Edimco. Des poulets ont été abattus clandestinement et ont échappé au contrôle vétérinaire, avant d’être mis en vente dans des conditions d’hygiène lamentables. Une marchandise similaire, qui présente un risque certain sur la santé publique, a été découverte également au niveau du marché couvert communal de Béjaïa. 190 kilogrammes de viande blanche avariée ont été saisis après leur mise en vente par un boucher, sans scrupule, dans un marché couvert très fréquenté, au coeur de la ville de Béjaïa. La marchandise avariée a été saisie, mais le commerce est resté ouvert. Si l’écoulement des produits avariés bat son plein à Béjaïa, la spéculation n’est pas en reste. A Kherrata, un commerçant, impliqué dans une affaire de stockage de marchandise a été arrêté.

Les policiers ont trouvé dans ses locaux 2424 litres d’huile destinés à la spéculation. Une pratique sévèrement punie par la loi. La police a agi sur la base d’informations faisant état du fait qu’un commerçant stockait une quantité importante d’huile dans son entrepôt, situé à la périphérie de la ville de Kherrata.

Cette quantité, estimée à 1 326 bouteilles de différentes tailles et de types, avec un total de 2 424 litres, a été saisie. En conséquence, un dossier pénal a été ouvert contre le suspect et des mesures judiciaires ont été prises à son encontre. La multiplications des barrages routiers et les descentes sur les marchés ralentissent, certes, le fléau mais ne peuvent certainement pas l’éradiquer pour de bon. Les commerçants malveillants écument nos marchés et laissent le doute quant à la qualité des marchandises. 

lexpressiondz / Arezki SLIMANI

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