Transferts d’argent de la diaspora algérienne La confiance revient-elle?

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Les Algériens de l’étranger devraient transférer vers leur pays d’origine, 1,829 milliards de dollars, contre 1,759 milliards de dollars envoyés en 2021…

Selon le dernier rapport de la Banque mondiale publié le 30 novembre 2022 sur les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire «les envois d’argent des algériens établis à l’étranger devraient enregistrer une hausse cette année par rapport à l’année précédente. Les algériens de l’étranger devraient transférer vers leur pays d’origine, 1,829 milliards de dollars, contre 1,759 milliards de dollars envoyés en 2021, soit une augmentation de 70 millions de dollars et une croissance de 3,83%». Il y’a lieu de souligner que pour certains pays cette manne financière, représente une source de devise importante, intervenant dans le développement et la croissance de leurs économie, notamment ceux qui ne recèlent pas de grandes ressources. Par voie de comparaison avec les pays voisins, l’écart des résultats est on ne peut plus clair.

Ces derniers font état d’une augmentation de 7,6% en 2021 pour atteindre 62 milliards de dollars, sous l’effet de fortes hausses vers le Maroc (40%) et l’Égypte (6,4%), alors qu les transferts vers la Tunisie demeurent en perpétuelle augmentation, atteignant un impact de 4,5% sur le PIB Pour le cas de l’Algérie, cette évolution des chiffres, demeure selon certains observateurs disproportionné par rapport à l’importance de la diaspora algérienne, et à l’intensité de son activité.

Un constat qui s’explique par l’impact de la hausse des prix engendrée par les perturbations géopolitiques mondiales, sur les revenus des immigrants, alors que la hausse s’explique par la réouverture des pays d’accueil de la zone euro, suite au recul de la crise sanitaire. «ce ralentissement est en partie lié à l’érosion des salaires réels dans la zone euro, même si la demande d’envois de fonds dans les pays d’origine a augmenté dans un contexte de détérioration des conditions de vie, notamment la sécheresse au Maghreb et les prix élevés du blé importé» souligne le rapport de la Banque.
Cela étant, cette hausse demeure un indicateur incontestable des changements opérés ces deux dernières années en matière de gouvernance, en Algérie.

Les diverses ouvertures économiques, administratives, et juridiques introduites par les nouvelles dispositions de loi, ont contribué à améliorer le service public, et à l’émergence de garanties et à la sécurisation des données de transfert et des procédures. Autrement dit, au-delà des transferts d’argent dans le cadre de l’aide aux ménages, ces chiffres pourraient connaître une nette augmentation, dans le cadre de l’investissement. A ce titre, il faut dire, que suite aux encouragements et facilitations mises en place, bon nombre d’algériens établis à l’étranger seraient tentés d’investir en Algérie.

C’est ce que confirme le rapport, indiquant que «Pour ce qui est du Moyen-Orient et Afrique du Nord, la région devrait recevoir 63 milliards de dollars de remises migratoires en 2022, soit une progression de 2,5% contre 10,5% en 2021». Cela étant, pour certains pays ces transferts d’agents demeurent une source de survie.

Une solution ultime pour lutter conte les effets de la misère et de la précarité. C’est ce qu’ relevé, l’institution de Bretton Woods, estimant que «Pour les pays à revenu faible et intermédiaire, les envois de fonds des migrants sont une source vitale de revenu», estimant que «ces transferts d’argent vers les pays d’origine contribuent à réduire la pauvreté et à améliorer la situation nutritionnelle, et ils sont corrélés avec de meilleurs résultats en matière d’insuffisance pondérale à la naissance et de taux de scolarisation chez les enfants issus de foyers défavorisés.

Ali AMZAL / lexpressiondz

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