Visite guidée à la perle de la méditerranée Oran comme si vous y étiez

0
541

«Vu nos activités, nous avons réussi à donner à notre théâtre un statut international», a expliqué Mourad Senouci.

«On ne naît pas Oranais, on le devient». Telle est la maxime qui transforme le visiteur d’Oran en Oranais à part entière, dés qu’il pose les pieds sur le sol de cette ville triomphante dans tous les challenges qu’elle relève. Le dernier en date est l’événement régional des Jeux méditerranéens, lequel a été marqué par un essor touristique incroyable. Ses visiteurs, constitués de touristes, d’estivants et de délégations sportives représentant les pays des deux rives de la Méditerranée, ont eu à se délecter des meilleures saveurs oranaises qui lui ont été proposées, sans aucun mot d’ordre ni encore moins une quelconque injonction. Située à 450 km à l’ouest d’Alger, la ville d’Oran est habitée par plus de 1,5 million d’âmes.

Le TRO, mission accomplie
Elle doit son statut de capitale du tourisme par excellence, en raison d’importants atouts qu’elle recèle. Il s’agit essentiellement de ses sites, à la fois historiques et touristiques, attirant les plus friqués. La ville des Deux Lions s’est, depuis des siècles, taillée le titre de métropole incontournable dans le paysage touristique méditerranéen. Elle ne risque pas d’être détrônée, eu égard aux importantes infrastructures mises en place dans le cadre de son développement. C’est tout simplement Wahrane El Bahia. Oran, cette ville qui continue son ascension, malgré les embûches tendues par la bêtise humaine et a, quelque peu, amoché l’image de cette cité par son laisser-aller et son laxisme. Oran restera tout de même Oran, tant celle ci a repris son titre, grâce à de bonnes volontés et à des décisions courageuses prises par ces hommes et ces femmes qui sont hantés par le blason à redorer, vaille que vaille, aussi bien sur le plan culturel que sur les plans artistique et touristique. C’est à l’image du Théâtre régional Abdelkader Alloula, qui continue à constituer la Mecque des visiteurs lambda. Son directeur, Mourad Senouci, n’en revient pas en s’engageant corps et âme dans une course qui a abouti à des résultats notables. Le programme qu’il a tracé pour cet été a été concluant. En un laps de temps d’un par de temps, le TRO a été visité plusieurs milliers de visiteurs, ces derniers sont constitués de citoyens en quête de découverte et de délégations étrangères affluant à longueur des journées vers le théâtre. «Toute les délégations des pays ayant participé aux Jeux méditerranéens ont visité plusieurs fois le théâtre». Il a ajouté: «Nous sommes totalement satisfaits», soulignant que «compte tenu de nos efforts et de nos activités, nous avons réussi à donner à notre théâtre un statut international». De plus, a-t-il expliqué, «les entrées ont été payantes».

«En plus de toutes ces visites rendues par les délégations, le théâtre a fait l’objet d’un intéressement d’invités exceptionnels comme le président de Marino, l’ambassadeur d’Autriche et les membres de la délégation espagnole qui ont été charmés et attirés par l’institution, le TRO. «Les Espagnols sont venus plusieurs fois», a indiqué Mourad Senouci. À cela ajoute ce dernier, les autres hôtes sont constitués de touristes. «Malgré la visite payante, nous recevons entre 150 et 200 personnes chaque jour», a ajouté Mourad Senouci, soulignant que «le TRO a enregistré pas moins de 2 500 visiteurs ayant suivi les spectacles proposés par le théâtre et environs 10 000 autres personnes ont suivi de près le théâtre de rue». Sur la Toile, la même enceinte a fait l’objet d’un suivi quotidien d’au moins 30 000 visiteurs. Si les Jeux méditerranéens ont servi de tremplin ayant provoqué un déclic pour la relance de tourisme, la direction du TRO ne compte s’arrêter à mi-chemin. Bien au contraire. «Nous nous projetons sur l’avenir», a affirmé Mourad Senouci. Il a ajouté: «Nous nous sommes préparés, il y a deux ans, à l’après-Jeux méditerranéens».

L’APC d’Oran met le paquet
Il n’est rien de plus ni de moins que de sauter, ayant verrouillé, des décennies durant, les vois menant vers le développement touristique dans toutes ses composantes. C’est, d’ailleurs, la démarche entreprise par l’ensemble des institutions et les autorités locales, à l’image de la municipalité d’Oran. Celle-ci vient de bénéficier d’un important projet portant sur l’aménagement du site historique et touristique du mont Murdjadjo, ce dernier est situé sur les hauteurs de la ville, dominant le vieil Oran, Sidi El Houari. Le P/APC d’Oran, Amine Allouche a précisé qu’«une étude sera lancée prochainement sur les formules d’aménagement proposées de l’intégralité du site, à partir du quartier de Sidi El Houari jusqu’à la mosquée Cheikh Abdelkader El Djillani, sur une hauteur de 500 mètres et une distance globale d’environ
5 km». Ce projet consiste en la réalisation de sites de halte et de repos, la prestation de services le long de l’itinéraire, la plantation d’arbres, la densification de la couverture végétale, l’aménagement du périmètre de la citadelle de Santa Cruz, l’église de la Vierge et la mosquée de Cheikh Abdelkader El Djillani. «Le site du Murdjadjo offre une vue imprenable de la ville d’Oran et de son littoral», a-t-on ajouté. C’est un lieu de loisirs grâce à ses espaces verts et ses sentiers pédestres, à l’abri des bruits de la ville, sans compter l’intérêt que lui portent les chercheurs en histoire.

L’artisanat: à ne pas négliger
Le président de l’APC d’Oran a indiqué que «le projet prévoit également la liaison par le téléphérique, du centre-ville au sommet du Murdjadjo», rappelant que «la rénovation, qui est en cours, facilitera l’accès des visiteurs à ce site historique et touristique». De son côté, la direction du tourisme et de l’artisanat de la wilaya d’Oran s’est affairée à développer le produit touristique local. Dans ce sillage, elle propose 10 circuits permettant aux touristes et aux hôtes d’Oran de découvrir les multiples sites archéologiques, culturels, naturels et touristiques que recèle la région, en plus des promenades, des randonnées. Selon le chef du service des activités touristiques à la direction du tourisme, Mourad Boudjenane, «le but recherché est la promotion de la destination Algérie, tout en développant le tourisme local, en incitant les touristes à découvrir d’autres sites jusque-là méconnus». Les parcours ont été avalisés, après une étude multisectorielle menée par divers partenaires, comme la direction de la culture et des arts, l’Office national d’exploitation et de gestion des biens culturels protégés, la commune d’Oran les spécialistes et les chercheurs du Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran. Dans ce sens, plusieurs parcours ont été aménagés, le transport est garanti, en plus de l’organisation de plusieurs expositions artisanales, la pose de panneaux informatifs pour mettre en exergue les sites archéologiques et historiques.

Tous les chemins mènent à Oran
Pour ce faire, des guides touristiques sont mobilisés en vue de faire valoir les potentialités historiques, culturelles ou naturelles. Le premier circuit est baptisé au nom de «Une promenade à Oran». Celle-ci représente une balade assurée par la filiale «Oran city tour», créée en 2019 par l’Office du tourisme de la wilaya, afin de promouvoir le tourisme intérieur. Il s’agit d’une initiative, incitative et la première du genre au niveau national. Le touriste peut découvrir l’itinéraire suivant: la Bibliothèque régionale, les Palais de la culture et du bey, le site de Châteauneuf, la mosquée Pacha et le jardin Benbadis (ex-promenade de l’Étang), la légendaire place Boudali Hasni (ex-Kléber), dans le quartier Sidi El Houari, les bains turcs, l’hôpital de Baudins et la porte du Santon. Cet itinéraire comprend un déplacement jusqu’au mont Moulay Abdelkader, avec une visite à l’incontournable fort de Santa Cruz et l’église Notre-Dame de la paix, avant de rallier la place du
1er Novembre 1954 (ex-place d’Armes. En plus des visites à rendre aux «mosquées de Sidi El Houari», «les portes d’Oran», «le circuit Ottoman», «les forts d’Oran», «le fort touristique religieux» ainsi que «le circuit vert», l’un des derniers produits touristiques, l’on a mis en place et, pour la première fois dans la capitale de l’Ouest, le «circuit shopping, touristique, commercial et récréatif», permettant aux touristes d’acquérir des produits de l’artisanat.

lexpression / Wahib AÏT OUAKLI

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here